Une école/cantine/garderie en économie circulaire

La commune de Sainte Hélène, qui fait partie de la Communauté de Commnes Blavet Bellevue Océan (CCBBO) a un projet novateur à plus d’un titre.

Constatant que les locaux actuels de l’école publique ainsi que la cantine municipale posent problèmes (cantine avec problème de radon, préfabriqués obsolètes, mal isolés etc.) la commune entend réaliser un nouveau bâtiment. Elle a fait le choix de la qualité et de l’écologie en adoptant, pour cette réalisation, une démarche  «d’économie circulaire» pour laquelle elle a obtenu de la Région un soutien, puisque le projet a été retenu dans le cadre du Contrat de Partenariat Europe-État-Région.

La commune bénéficiera donc d’un accompagnement technique et financier pour mettre en oeuvre la philosophie C2C (cradle to cradle) d’économie circulaire caractérisée par plusieurs traits :

– bâtiment démontable
– utilisation de matériaux sains et « upcyclables » (prévus pour être remis dans un nouveau cycle)
– énergie positive d’origine renouvelable
– réversibilité et évolutivité dans le temps
– air intérieur sain
– recyclage de l’eau
– création de biodiversité
– séquestration de Co2 et production de fruits/légumes
– innovation domestiques
– esthétique et qualité architecturale

Comme l’expliquent les élu/es de la commune engagé/es dans le projet, «dans ce contexte, le bâtiment devient donc à la fois un écosystème générateur de richesse, de bien-être et une banque de matériaux dont la valeur sera préservée car ils constituent autant de ressources précieuses pour des usages ultérieurs.»

Malgré les aides de la Région et de CCBBO, le budget de l’opération n’est pas encore bouclé. C’est sur ce plan qu’intervient une autre nouveauté, qui peut-être fera moins consensus, puisque la commune a décidé de lancer un appel à financement participatif (voir le formulaire).

D’une part elle invite les entreprises à participer au projet, par exemple en prenant en charge gracieusement certains travaux, d’autre part elle fait appel à des dons de particuliers, dons qui ouvriront droit à déductions fiscales (66% des sommes versées).

Si l’idée de faire appel à l’épargne citoyenne (des prêts donc) en faveur de l’économie verte suscite un certain consensus, l’idée que la construction de bâtiments publics comme des écoles nécessite le recours à des dons va probablement être plus discutée.

Deux liens relatifs à ce projet :

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