Sobriété foncière ?

Hier soir, pour son dernier mardi du CDPL de l’année 2016-2017, le Conseil de Développement avait invité un membre d’Audélor, une représentante de la SAFER Bretagne et un vice-président de Lorient Agglomération à faire des présentations sur la question foncière, notamment  sur la question du développement des zones d’activité.

Le représentant d’Audélor a repris et détaillé les informations qu’il avait apportées lors d’une rencontre précédente (notre article). La représentante de la SAFER (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) a expliqué le fonctionnement de sa société et les principes qu’elle devait mettre en oeuvre à travers ses acquisitions à l’amiable et par droit de préemption (15% des cas). Et le représentant de Lorient Agglomération a donné le point de vue de la collectivité locale et présenté le Schéma de COhérence Territoriale, qui vient d’être adopté par le comité ad hoc.

En effet, le SCoT a, bien sûr, beaucoup à voir avec les arbitrages entre les différents usages sur le territoire. Ainsi la nouvelle mouture de ce schéma devrait-elle pousser fortement à renvoyer les commerces, du moins les petits et les moyens, dans les «centralités» (les centre-villes et les bourgs) en limitant fortement les implantations en zones commerciales. Il devrait aussi inclure un principe de «sobriété foncière».

Il s’agit cependant d’une sobriété relative. La formulation devrait d’ailleurs porter à discussion lors de l’enquête publique, car en l’état elle se présente ainsi :

La sobriété foncière : une pratique à renforcer (Pr.3)
La consommation d’espace est depuis quelques années au cœur des politiques et des
législations environnementales et d’urbanisme. Le Pays de Lorient, à travers les PLU
communaux, le programme local de l’habitat (PLH) de Lorient Agglomération, le SCoT
approuvé en 2006, a depuis longtemps mis en œuvre des dispositifs répondant à cet
objectif. Le diagnostic du SCoT s’est attaché à faire précisément le bilan des
consommations foncières passées tant en développement urbain pour l’habitat, les
infrastructures et les équipements que des zones d’activités. En assignant au
territoire un objectif de réduction du rythme annuel de consommation foncière de 20
à 30%, le SCoT conforte son implication dans cet objectif.

Outre que les rédacteurs voulaient probablement parler, dans la première phrase de «maîtrise de la consommation d’espace», l’objectif d’une réduction de la croissance (c’est à dire d’une continuation du grignotage, mais moins rapide 😉 risque de sembler insuffisant à toutes celles et ceux qui considèrent qu’on a manqué d’anticipation sur la question foncière dans les décennies précédentes.

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