Dépôt Pétrolier de Lorient (I)

Paul Cornic, écologiste, conseiller municipal à Lorient depuis mars 2014, s’est documenté sur le dossier concernant le dépôt pétrolier du port de Lorient. Il a livré à paysdelorient.info ses notes et ses réflexions que nous publions en trois parties. Aujourd’hui, un rapide état des lieux.

Le port de Lorient est la plate-forme la plus importante de Bretagne pour les produits pétroliers. Ils arrivent par bateaux (entre 90 et 100 navires par an) qui déchargent au total un peu moins d’un million de tonnes de produits pétroliers, dans des cuves posées sur le sol.

Chaque jour, plus de 150 camions viennent s’approvisionner puis s’en vont distribuer dans toute la Bretagne sud.
La capacité de stockage est de 133 000 m3 répartis sur deux sites :

  • Kergroise, rue Le Bourhis (80 000 m3) est utilisé pour le stockage du fuel et du gazole
  • plus au sud, Seignelay (53 000 m3) est utilisé principalement pour le stockage de l’essence.

DPL_situation

Le propriétaire est DPL (Dépôt Pétrolier de Lorient) qui est une SAS (société par actions simplifiée) au capital de 1,7 million d’euros qui emploie 15 salariés et dont les actionnaires sont Total, Bolloré, Picoty et Scaped.

Les dépôts se trouvent sur des terrains propriété de la région Bretagne, qui accorde une autorisation d’occupation temporaire (AOT) qui a été renouvelée en 2012.

En mars 2015, DPL a entrepris des travaux sur le site de Seignelay en vue de remplacer neuf cuves anciennes de 20 000 m3 au total, par deux cuves de 10 000 et 6 000 m3. Cette opération, dénommée Beol («cuve» en breton), représente un investissement de 15 millions d’euros. Les nouvelles cuves devraient être opérationnelles à l’été 2017.

Il y a aussi des pipelines sous la voie publique dont on relève peu de traces dans les documents (paiement de l’occupation du domaine public et sécurité des tuyaux).

L’activité de DPL est facteur de pollution (192 tonnes de déchets répertoriées en 2013 au registre des émissions polluantes). Mais elle est surtout source de risques. C’est à ce titre qu’elle fait l’objet d’un PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) en élaboration … depuis plus de 5 ans.

Ce PPRT sera l’objet d’un prochain article.

1 commentaire pour “Dépôt Pétrolier de Lorient (I)

  1. BAUMAL
    19 juillet 2015 à 10 h 06 min

    Bonjour,
    On pourrait penser que l’élaboration du PPRT pose beaucoup de problèmes. Réduire artificiellement le périmètre de dangerosité de ces sites ne diminuera pas les risques que l’on fait courir à une grande partie des habitants de la ville de Lorient. L’argument qui consiste à dire que les exploitants renforcent les moyens d’intervention et de surveillance ne tient pas, surtout si l’on considère d’une part les accidents qui se sont produits sur d’autres sites et d’autre part les risques de sabotages liés aux terrorismes.
    A vous lire.
    Bon dimanche.

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