Numérique et écologie

Vendredi dernier la FING et Camp’Tic s’étaient associés pour proposer, à Lorient, deux temps d’échanges sur la question des rapports entre numérique et écologie. L’après-midi une petite vingtaine de personnes étaient réunies à la maison de l’Agglo, au Péristyle. Le soir une quinzaine de personnes participaient, sur ce sujet, à la 10ème «Controverse Numérique» organisée par Philippe Denis de Camp’Tic.

Dans les deux temps les échanges se sont organisés autour des apports de Jacques-François Marchandise (de la FING), d’Amandine Piron (de Colporterre) et d’Édouard Bouin (consultant Développement Durable). Étaient aussi présents des acteurs du numérique (l’association Défis et la coopérative Ouvaton), deux élu/es de Lanester, deux membres de la commission Numérique du Conseil de Développement, une demi-douzaine de membres des services de Lorient ou de l’Agglo (l’après-midi) et des membres de l’association Camp’Tic (le soir).

En croisant leurs connaissances, les participants se sont facilement accordés pour dire que le numérique c’est d’abord une forte empreinte écologique, que ce soit côté serveurs dans les datacenters ou côté usagers, au bureau ou à la maison.

En croisant leurs expériences, ils ont aussi pointé les moyens, tout aussi réels, d’une part de réduire cette empreinte (au-delà du recyclage, mettre en oeuvre une stratégie du réemploi ; promouvoir les bonnes pratiques), d’autre part d’utiliser le numérique pour avancer plus vite et mieux dans les transitions écologiques (par un usage renforcé et maîtrisé de la mesure, par une meilleure diffusion de l’information et par le développement des pratiques collaboratives).

Il y a eu consensus pour dire que transition numérique et transition écologique étaient deux incontournables et que la tâche était bien de les articuler de la manière la plus efficace et la moins nocive possible.

Cela suppose quelques avancées essentielles.

  • La prise de conscience large de l’impact du numérique et de la nécessité de le réduire suppose un effort de pédagogie et d’accompagnement soutenu.
  • Les initiatives de type Fablab et repair cafés et les pratiques collaboratives en général doivent trouver des lieux et des relais.
  • L’économie du réemploi doit, pour se déployer, être structurée et voir des partenariats consolidés.
  • L’open data (mise à disposition des données et encouragement à leur utilisation), dont le principe est admis, au moins sur notre territoire, mais dont la mise en oeuvre est lente, doit devenir réalité.

Ces deux rencontres à Lorient devraient participer à enrichir le travail entrepris par la Fing et qui doit aboutir à une publication au printemps 2016, dont nous ne manquerons pas de nous faire écho.


 

Quelques bonnes pratiques numériques :

Messagerie

  • supprimer les messages qu’il n’est pas nécessaire de conserver
  • rédiger ses messages en mode texte plutôt qu’en html
  • ne conserver en réponse que la partie du message d’origine à laquelle on répond
  • préférer la proposition de téléchargement plutôt que l’envoi de pièces jointes (en utilisant https://fichiers.ouvaton.coop/ par exemple)

Web

  • stocker (et partager) ses fichiers avec Owncloud sur un espace dédié (de préférence chez un hébergeur éthique comme Ouvaton) plutôt que de livrer ses données aux géants du web
  • n’utiliser les moteurs de recherche que pour … une recherche ! Si vous connaissez l’adresse du site que vous voulez consulter, tapez-la directement dans la barre d’adresse en haut de votre navigateur
  • pour les recherches courantes utiliser un moteur alternatif (https://www.ecosia.org par exemple)

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