Convergence

Une trentaine de personnes étaient présentes devant l’hôtel de ville de Lorient pour une nouvelle assemblée Nuit Debout.

La mise en place matérielle (bancs, tables, tente …) a commencé vers 18h30 mais ce n’est que vers 20h que les discussions en assemblée ont commencé. La raison de ce démarrage tardif est que les animateurs habituels avaient décidé de faire l’expérience de ne pas prendre l’initiative du lancement pour voir comment les choses se passeraient. Au coeur des principes du mouvement Nuit Debout il y a en effet la recherche de l’horizontalité (pas de hiérarchie) et la volonté de libérer la parole.

S’en est suivie une nouvelle discussion sur le fonctionnement du groupe, notamment sur la manière de décider le contenu des discussions à avoir et la place des échanges entre les réunions (notamment par internet).

Ensuite il a été question du soutien apporté, la veille au matin, par Nuit Debout à la mobilisation des salariés de l’entreprise Celtys de Plouay, en lutte contre des suppressions de postes.

Certain/es ont exprimé qu’il ne s’agissait nullement de soutenir le modèle agro-alimentaire dont Celtys fait partie. L’idée a fait consensus, mais il a été souligné, tout aussi unanimement, que cela ne devait pas empêcher de soutenir des salariés victimes de procédures anormales et de décisions injustes.

L’entreprise Celtys, située dans la zone de Restavy près de Plouay, compte quelque 200 salariés et est un des acteurs de la conservation et de la transformation de viande de volaille. Elle fait partie du groupe LDC (initiales des familles Lambert, Dodard et Chancereul à l’origine du groupe et qui en détiennent encore la majorité du capital). En 2015 le chiffre d’affaires de LDC était de 3.5 milliards d’euros, en progression de 15% du fait de l’intégration de deux entreprises (dont la société polonaise Drop) à l’ensemble des 70 sites de production (en France principalement, mais aussi en Pologne et en Espagne).

Si le groupe semble en bonne santé, l’entreprise de Plouay, elle, a préparé un plan de redressement, suite à des pertes financières. La direction affirme qu’il s’agit d’un plan limité reposant sur une trentaine de départs volontaires. Les salarié/es craignent qu’il s’agisse de bien plus, y compris de déplacements vers d’autres usines du groupe, et contestent le montant des primes de départs envisagées.

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